10 - La Faune dans le Marais et le Bocage

10 - La faune dans le marais et le bocage

La perdrix rouge

La Perdrix rouge (Alectoris rufa) fait partie des espèces d'oiseaux de la famille des phasianidés (La famille des Phasianidés regroupe les perdrix, les cailles, les faisans, les paons et les espèces apparentées).
Cette espèce est en voie de régression depuis le XIXème siècle et a localement disparu d'une partie de son aire naturelle de répartition, elle assez courante dans notre marais et bocage, mais chassons la avec parcimonie pour faire remonter leur nombre.
Perdrix rouge dans le marais
Photo Samson A.

Le coucou gris

Le coucou fait partie d'un ensemble d'espèces d'oiseaux de la famille des cuculidés. Le coucou gris que l'on a plaisir à entendre vu qu'il chante le printemps qui annonce le renouveau est pourtant un sacré oiseau qui sans vergogne va pondre dans les autres nids des espèces différentes et souvent dans des nids de petits oiseaux comme les passereaux. Une fois né le nouveau coucou est insatiable en nourriture et les parents "adoptifs" doivent fournir sans relâche et souvent jusqu'à l'épuisement la ration quotidienne de ce bel oiseau. Ce n'est pas sans raison que l'on dit : fainéant comme un coucou !



 Coucou gris
Photo Le Brusquet S.

L’avocette élégante

Ce nom vient de l’italien, « avocetta »
Espèce Limicole assez grand et élégant au plumage noir et blanc, avec un long cou et de grandes pattes bleues gris pâle et les pieds palmés, son grand bec mince retroussé vers le haut est approprié à sa façon de se nourrir. La femelle à parfois l'œil légèrement cerclé de blanc. 
L’avocette nous fait penser à un héron… 
Les adultes ont un plumage blanc sauf un capuchon noir et des marques noires sur les ailes. Les jeunes sont de couleur marron là où les adultes portent du noir, et la partie blanche est souvent parsemée de taches grises.
Elles nichent sur le sol, souvent en petits groupes, parfois avec d'autres espèces. Entre 3 et 4 œufs sont pondus, une fois par an, dans une cuvette remplie de débris végétaux.
On la trouve sur les bords des étiers d’eau saumâtre cherchant dans la vase, dans les champs de pâturage du marais parmi les bovins ou autres etc..  Source Wikipédia


Description
La Grue cendrée mesure de 100 à 120cm, pour une envergure de 180 à 240 cm et un poids de 4 à 6 kg. Comme son nom l'indique, elle est principalement grise avec une bande blanche verticale le long du cou, tandis qu'une touffe de plumes noires garnit sa queue. Elle porte sur le crâne une portion de peau nue rouge, peu visible dans la nature.
Alimentation
Elle se nourrit d'insectes, de graines, d'herbes et de jeunes pousses ainsi que de mollusques et de vers.
Reproduction
Cette espèce se reproduit dans le nord de l'Europe et en Asie de l'ouest. Les couples sont unis pour la vie et les poussins sont nidifuges. En Grande-Bretagne, au XVIIe siècle, l'espèce était éteinte, mais maintenant une petite population niche de nouveau dans les Norfolk Broads.
Migration
Ce sont des oiseaux puissants qui migrent sur environ 2 500 km de distance, ils passent l'hiver en Afrique du Nord ou en Europe méridionale (au sud de l'Espagne). Les vols migratoires sont en forme de V ou de Y. En vol, les grues cendrées crient, la plupart du temps, environ toutes les 10 à 15 secondes. Le chant, un "grou" sonore, s'entend jusqu'à quatre kilomètres. C'est une particularité anatomique du bréchet de la grue qui explique son exceptionnelle puissance.
Les grues cendrées comme les cigognes ont l'habitude d'utiliser les ascendances thermiques pour s'élever en planant et migrer en se déplaçant d'un thermique à l'autre en évitant le vol battu. Ainsi, elles planent et économisent leur énergie. Le vol battu est utilisé en cas de mauvais temps, de vol de nuit ou au-dessus de la mer.
Protection
La Grue cendrée bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis 1976. Elle est inscrite à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne1. Il est donc interdit de la détruire, de la mutiler, de la capturer ou de l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou d'enlever les œufs et les nids et de détruire, d'altérer ou de dégrader leur milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

Grue cendrée en migration sur St Urbain le 23/11/2014
Merci à Stéphane Groussin pour la localisation
Photo prise au téléobjectif par S.A.

Photo Internet par Rose-Marie

La Maraichine une vache robuste



Regain d'intérêt pour la race



En 1986, trois amis décident de reconstituer un cheptel de maraîchine. Ils bénéficient pour cela de l'appui de l'institut de l'élevage qui répertorie de son côté les vaches maraîchines existantes. Quand en 1987 un éleveur possédant un troupeau de vaches parthenaise-maraîchines à bonne production laitière décide de vendre son cheptel, l'écomusée de Daviaud achète les deux meilleures vaches tandis que le trio d'amis acquiert le restant du cheptel1. En 1988 est créée l'Association pour la valorisation de la race bovine Maraîchine et des prairies humides qui, grâce au soutien du conseil général de la Vendée, achète les quatre premiers taureaux de la race. Entre 1989 et 1991, cette association achète une cinquantaine de vaches. À partir de cette base, de nombreuses femelles sont placées dans divers élevages de la région. Ainsi un élevage conservatoire est créé à Nalliers, puis des animaux sont confiés au lycée agricole de Luçon-Pétré, puis à des particuliers. Alors qu'ils ne sont que de 30 en 1986, les effectifs atteignent en 2004, 1500 animaux dont 534 vaches et 60 taureaux.


Morphologie


Tête de vache maraichine au salon de l'agriculture.
Le standard de la race est décrit ainsi :
Robe : Fauve, allant du froment clair au fauve grisâtre, avec parfois extension du noir. Fanon souvent gris étourneau,
Chanfrein : long,
Mufle : noir avec pourtour clair,
Oreilles : pourtour noir toléré clair chez la femelle,
Paupières : fines et noires avec auréole claire (blanc, gris perle),
Présence souhaitée de poils noirs sur la périphérie supérieure,
Cils : noirs,
Cornes : longues, blanches avec extrémités noires (la coloration gris vert uniforme est tolérée). Forme en lyre fréquente,
Muqueuses : Noires,
Scrotum : Cupules noires,
Queue : Longue, attachées haute, légèrement saillante, toupillon noir, fourni (quelques poils gris tolérés),
Onglons : Noirs et larges,
Bassin : Développé, plat et large,
Reins : Larges,
Dos : Droit et rectiligne,
Poitrine : Profonde,
Cuisses : Muscles longs et bien descendus,
Membres : Secs et solides,
Mamelles : Bien attachées, équilibrées, avec trayons homogènes moyens à petits,
 


Prise au Daviaud, cette race de vache spécifique au marais.



Couleuvre vipérine
La couleuvre vipérine mâle fait en général moins de 70 cm ; les femelles, plus grandes, peuvent atteindre jusqu'à un mètre.
Elle possède une tête bien distincte et assez large, et des yeux avec des pupilles rondes. La coloration, assez variable, est généralement marron ou grisâtre mais peut être teintée de jaune olivâtre ou de rouge. Sur le dos, s'alignent deux rangées de taches décalées, sombres, fusionnant souvent pour former des barres ou un zigzag bien marqué.
La tête comporte un motif caractéristique en forme de V sur le haut de la tête et le cou. Le ventre est blanchâtre, jaune, rouge ou marron avec un motif en damiers noirs.
Elle est appelée « vipérine » car ses motifs en zigzags sur le dos ressemblent à ceux de certaines vipères. Contrairement à celles-ci, elle ne possède pas de venin et présente des pupilles rondes et non fendues verticalement, et les écailles sur sa tête sont plus grosses. Souvent confondue avec Vipera aspis var. atra de couleur grise et Vipera aspic var. fransciredi (marron orangé), elle partage une partie de son aire de répartition avec celles-ci. Cette stratégie adaptative lui permet de faire croire à de potentiels prédateurs qu'elle est venimeuse, à l'instar de la vipère aspic.
Cette confusion a par ailleurs donné naissance au mythe de « l'aspic d'eau » qui serait une vipère vivant dans les cours d'eau. Il s'agit en réalité de la couleuvre vipérine et non de la vipère aspic puisque cette dernière ne fréquente généralement pas les milieux humides. Source Wikipédia
Couleuvre vipérine au Pont Champaud
Photo S.A.

Le chevreuil

C'est un petit animal agile et très rapide, à la robe brunâtre et à la face plutôt grise, qui atteint à l'âge adulte des tailles variant selon les individus, de 57 à 67 cm (62 en moyenne) de hauteur au garrot pour les femelles et de 62 à 72 cm (67 en moyenne) de hauteur au garrot pour les mâles, avec une longueur du corps de 90 à 105 cm pour les femelles et de 105 à 120 cm de long pour les mâles. Leurs poids varie 10 à 20 kg pour les femelles contre 15 à 30 kg pour les mâles (35 maximum dans un habitat très riche). Ils peuvent vivre jusqu'à 15 ans (avec un record de 20 ans, mais la plupart ne dépassant toutefois pas 10 ans dans la nature). À âge égal, le mâle pèse 2 à 3 kg de plus que la femelle. De par sa taille, il est considéré comme le plus petit cervidé indigène d'Europe1.
Il porte des bois caducs (qui tombent chaque année) et plutôt courts. Le chevreuil est dit anoure (c'est-à-dire sans queue) et artiodactyle (il marche sur un nombre pair de doigts porteurs, à chaque membre).
Pelage : celui du faon est tacheté durant deux mois, les taches sont alignées contrairement à celles du faon de cerf. Le chevreuil subit deux mues par an, au printemps (le pelage devient roux vif) et en automne (le pelage vire au gris-brun), avec une mue plus précoce chez les jeunes. En hiver, certains chevreuils ont la base du cou ornée d'une ou deux taches claires, dites serviette.
La tache claire et érectile qui orne le fessier est dite miroir ou rose ; d'un blanc pur en hiver, elle devient jaunâtre en été.
Dimorphisme sexuel : le brocard a un corps plus trapézoïdal, au centre de gravité porté vers l’avant. Hormis en novembre-décembre, ses refaits et ses bois le distinguent de la femelle. En hiver, son miroir en forme de rein ou de haricot (alors que celui de la femelle a une forme de cœur) le distingue, de même que son pinceau pénien (de profil). La chevrette a un centre de gravité porté vers l'arrière et ne porte pas de bois.
L'âge est déterminé par l'observation des dents de la mâchoire inférieure :
 
de 0 à 4 mois (4 incisives, 3 prémolaires, dont la troisième est trilobée),
au 4e mois, la 1re molaire apparaît
de 10 à 12 mois, une 3e molaire (trilobée) apparaît,
de 12 à 14 mois, les prémolaires remplacent les laits (la 3e prémolaire définitive est bilobée)
à 15 mois, la denture est complète (32 dents, dont 4 incisives, 3 prémolaires, 3 molaires).
La mâchoire supérieure est normalement dépourvue d’incisives, mais chez certains sujets une, voire deux, canines "reliques" apparaissent (vestiges d’anciennes défenses encore présentes chez le cerf (on les appelle crochets ou fleurs de lys).
 
 
 Chevreuil dans le bois
Photo Le Brusquet S.


Comportement social
Il est grégaire et peut former des groupes de plus de 10 individus en milieu ouvert en hiver. La cellule sociale de base du chevreuil est matriarcale, associant une chevrette et sa progéniture de l’année (jusqu’au 10e-11e mois, après quoi les jeunes sont repoussés par la femelle). L'adulte est sédentaire en forêt sur un territoire enforesté de 30 à 60 voire 100 hectares, qu'il conserve durant toute sa vie. Comme le cerf élaphe, il passe environ 50 % de son temps à se reposer et dispose donc de réseaux de zones de repos sur son territoire. Il exploite aussi occasionnellement les abords des forêts.
L'adulte communique surtout par des postures, et à distance par un cri dit aboiement parce qu'il évoque un aboiement de chien, alors que le faon émet de faibles piaulements.






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